Qui sommes nous

Alice Guéricolas-Gagné

Alice Guéricolas-Gagné a publié le roman Saint-Jambe, récipiendaire du Prix Robert-Cliche 2018. Elle a ensuite commissarié l’exposition collective Artéfacts saint-jambiens, qui prolonge la mythologisation du quartier Saint-Jean-Baptiste entreprise par son livre. Elle travaille avec Mélina Kerhoas et l’artiste lyonnais Sébastien Brunel au projet d’estampes La montée des eaux dans lequel son faubourg chéri sera représenté comme une île au milieu de la mer.

En plus de s’impliquer comme écrivaine et interprète au sein du groupe de rétroprojections et poésies Les tyroliennes saint-jambiennes, elle écrit pour la pièce Au bout des doigts du Théâtre des Petites âmes. À l’instar du collectif Ramen qu’elle admire, elle entretient un idéal de justice sociale et de démocratisation de l’art. Elle s’intéresse de près à la dramaturgie ainsi qu’au monde des marionnettes.

Mélina Kerhoas

Cette artiste visuelle constitue depuis 2014 son œuvre autour des rétroprojections et de l’art social. Elle performe en tant que VJ Tyrolean, accompagnant poètes et musiciens au Québec et en Europe. Depuis 2016, ses intrigues poétiques l’amènent à se joindre aux mots d’Alice Guéricolas, au sein des Tyroliennes saint-jambiennes. Elles débutent en 2019 le projet La montée des eaux qui s’élabore à même le quartier et ses habitants.

Menée par la douce croyance que chacun est un artiste, elle est à l’origine d’ateliers de création collectifs et particuliers dans la région de Québec et de Charlevoix tels que Mine de rien, Les couleurs du langage, Le collectif le Ciel de l’Île. Ses récentes recherches se concentrent sur l’épaisseur et l’espace du concept d’écran. Elle étudie présentement en Théâtre de marionnette contemporain.

Démarche

Sur l’archaïsme du rétroprojecteur, les moindres détails deviennent un univers. Les fluides colorés dansent en d’éphémères constructions. S’installe un rythme pas si contrôlé qui capture la fascination. Cet attrait pour les composés liquides s’intègre dans un intérêt général
pour les matières naturelles. Il s’inscrit dans une volonté de mettre en scène la nature et de mettre de l’avant son effet magnifiant; son pouvoir de nous connecter avec le monde. Les projections suggèrent les scènes par un jeu d’éléments entrant en correspondance. Dans l’ombre et la transparence, des objets trouvés, des rescapés de nos poubelles, s’échappent de leur usage habituel pour se prêter au jeu. Mes coopérations avec écrivains, poètes et musiciens ancrent les spectacles dans une eau commune. Les projections exaltent, avec une pointe de mystère, les petits riens de beauté qui jouent autour de nous.

Mon processus s’applique à vivifier la beauté. Cela passe essentiellement par un travail de démocratisation de la création par le moyen d’ateliers qui revêtent cette fonction. Tout y est mis en oeuvre pour confectionner un contexte propice à s’engager dans des sentiers où la confiance devra contrebalancer le doute. Chacun y est alors invité à être un acteur dont les mondes intérieurs expriment une beauté qui se laisse appréhender.

Ma pratique s’incarne par le dessin, la sculpture, les projections analogiques, le théâtre d’objets, la marionnette et l’art social.